Après ce moment d'intense déprime, une histoire drôle!!!
Alors voilà, un soir Candice et moi nous promenions dans les rues du centre de Bruxelles, par un froid vendredi de février. Nous étions fort guillerettes car nous venions de boire un crâne de coca au "Cercueil", où nous nous fîmes d'ailleurs viser par les types du bar, tout le temps où nous étions là. Heureusement, j'étais dos au bar... Bref, nous marchions aux alentours de la Grand' Place quand nous nous fîmes aborder par une troupe de jeunes demoiseaux qui, semblait-il, devaient être en rut.
En effet, une première partie de leur groupe passa à côté de nous, en nous interpelant ("Eh, mademoiselle"), et comme nous ne nous étions point arrêtées, l'un d'eux dit: "Salopes!", et un autre: "On va te baiser!" Charmant, n'est-ce pas?
L'autre partie du groupe était pendant ce temps arrivée et Candice avait décidé cette fois-ci de s'arrêter, et du coup moi aussi, à la grande joie de ces jeunes éphèbes: "Elles sont gentilles." S'ensuivit une conversation fort intéressante, le but de ceux-ci étant décidément de tirer un coup. Mais ils ne savaient peut-être pas que c'était sans espoir?
après nous avoir demandé si on avait un copain (oui, 'fin à moitié, on s'en fout), si on était polygames (non), si on avait un numéro de téléphone (non, et en plus on vient de la campagne! 'fin, à moitié, on s'en fout) ( réaction: "J'aime bien les filles de la campagne") (cause toujours, tous les hommes aiment les filles de la campagne on dirait), nous décidâmes de reprendre la route.
=> "Salope, va te faire foutre!!" C'est dingue, y'a 2 minutes ils voulaient nous mettre dans leur lit, et si ça se trouve plusieurs à la fois, beuh...
Verdict:
_soit c'était des jeunes puceaux qui voulaient perdre leur virginité le plus vite possible, et de dépit leur rage s'est ainsi extériorisée en de telles paroles.
_soit c'était un groupe de détraqués-mentaux-nymphos qui se promenaient dans la rue car ils s'étaient échappés de l'asile, après avoir organisé une évasion collective.
_soit c'était le groupe des Gros Egos en ballade nocturne, croyant que n'importe quelle fille leur tomberait dans les bras, et que nous, on allait coucher avec eux après leur avoir parlé pendant à peine 5 minutes, grâce à leur discours enchanteur.
Je crois que je laisserai le mot de la fin à Marcel Pagnol, qui a écrit, dans "Manon des sources": "Les femmes se font toujours traîter de salopes quand elles ne veulent pas l'être."
Méditons...